Rapaces, déclassés et dindons: les trois France du président Macron

Tous avaient intégré, en effet, une culture du totalitarisme démocratique, apparemment irrationnelle, mais en réalité très élaborée : aux rapaces, le pouvoir et ses avantages, aux lemmings la peur et l’espoir de vivre mieux, aux bernards-l‘hermite, enfin, la précarité, l’humiliation et le regret lancinant du passé.

François Martin

Article publié le 15 juin 2017 sur Causeur. Lien : http://www.causeur.fr/emmanuel-macron-mondialisation-france-peripherique-44948.html

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Les français en auront-ils un jour assez d’être cocufiés ?

C’est l’histoire d’une série TV. Le titre, c’est « Comment garder le pouvoir quand on est minoritaires ? ». Les producteurs, ce sont une petite bande de hauts fonctionnaires, de riches hommes d’affaires, de patrons de presse, de journalistes et de juges politisés. Les protagonistes, ce sont quelques ténors de la politique.

François Martin

Article publié le 1er juin 2017 sur Politique Magazine. Lien : http://www.politiquemagazine.fr/les-francais-en-auront-ils-un-jour-assez-detre-cocufies/

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Affaire Fillon: une bronca contre un candidat, plus jamais ça!

L’épisode Fillon n’est donc nullement une « surprise », mais bien la suite d’un long et ancien programme, dans ce processus de désagrégation de l’Etat, visant à consolider aujourd’hui le pouvoir des élites et à marginaliser le peuple, la « France périphérique » chère à Christophe Guilluy. Et c’est cet Etat qui a aujourd’hui perdu, quel que soit le résultat du 7 Mai, une grande bataille. Certainement, une étape a été franchie vers une certaine forme de « totalitarisme démocratique ». Nous ne devons pas nous laisser leurrer. Nous devons décoder cette évolution et la dénoncer fortement.

François Martin

Article publié le 26 avril 2017 sur Causeur. Lien : http://www.causeur.fr/affaire-fillon-medias-justice-presidentielle-43994.html

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Le piège hollandais

François Martin

Le grand axe de partage politique, en France et aussi à l’étranger, se situe aujourd’hui entre progressisme et conservatisme[1]. Pendant longtemps, le progressisme a eu, comme on dit, « la cote ». A cela, une raison principale : après les années de conflits mondiaux perçus comme des guerres nationales, puis l’opposition URSS/USA de la guerre froide, les « détentes » successives (reconstruction, 30 Glorieuses, puis chute de l’URSS) ont fait croire que les tensions étaient finies pour longtemps. Le progressisme, dans ses différentes formulations, culturelle, familiale et sexuelle, ou économique, était en phase, en occident, avec les aspirations inhérentes à cette longue période de paix[2]. Contre-culture et mouvement hippie aux USA, mouvement soixante-huitard en France, ayant un côté « anarchiste » et « anti-autorité » plutôt sympathique, libération sexuelle et remise en cause du modèle familial, ouverture au monde et à d’autres cultures, liberté économique, etc…, le progressisme moderne a  « surfé » sur la vague de la mondialisation avec beaucoup de succès. Il a su accaparer, dans de nombreux pays, le pouvoir politique, culturel, médiatique et économique. 

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Comment le Général Fillon peut gagner sa bataille de France

François Martin

Les sondages donnent une impression fausse en médiatisant principalement sur les scores putatifs des candidats, comme si chacun d’entre eux se trouvait dans son couloir, dans une course de 100 m, en finale des championnats de France. En vérité, il s’agit plutôt d’une bataille, avec ses différentes phases : élaboration, bien en amont, des stratégies et des tactiques, choix des terrains de manœuvres et des arguments, plans, choix et positionnement des troupes, etc… La confrontation véritable, le choc, n’a lieu qu’à la fin, et n’est que la résultante, en fin de compte, de tout le reste. En attendant celle-ci, les candidats ne doivent pas, comme lors d’une vraie bataille, dévoiler trop tôt ni utiliser à plein leurs véritables armes, leurs meilleures troupes, leur grosse artillerie, leurs « arguments  massue » donc, avant la phase finale, au risque qu’ils perdent leur efficacité. Le moment venu, ce sont ceux-ci qui doivent faire mouche et faire mal, pour essayer de déstabiliser les adversaires et donner aux candidats, face aux électeurs incertains, un avantage qu’ils espèrent décisif. Tant que l’on n’y était pas, on peut dire que la vraie campagne n’avait pas encore commencé, tant il est vrai que l’électeur n’est réellement sensible aux vrais arguments que lorsqu’il se sent en situation de devoir décider, c’est-à-dire quelques semaines seulement avant son choix. Il l’est lorsqu’il passe de la période des escarmouches (le rêve : qui est celui que je préfère ?) à la véritable confrontation (la réalité : quel est le moins dangereux, le plus à même de  me protéger ?)[1].

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Pourquoi François Fillon doit faire une campagne conservatrice

Dans cette partie d’échecs, qui est aussi un jeu de massacre et de dupes, c’est bien le clivage conservateurs/progressistes qui est la clef de compréhension la plus pertinente. Et les chrétiens sont bien, comme le dit Franck Margain, l’un des enjeux principaux de l’affaire, eux qui partagent les mêmes valeurs conservatrices que le peuple, qui en sont, d’une certaine façon, l’expression visible, qui sont, pour cette raison même, l’ennemi le plus haï des progressistes de tous bords, et le meilleur soutien, jusqu’ici indéfectible, du candidat Fillon

François Martin

Article publié le 17 mars 2017 sur Causeur. Lien : http://www.causeur.fr/affaire-fillon-campagne-presidentielle-conservateur-43273.html

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Potemkine, village mondial

François Martin

Le spectacle est pathétique : tout sourires, les élites nous promettent la « mondialisation heureuse ». Ils s’agitent, ils chantent, toujours plus fort, le catéchisme mondialiste, et l’avènement pour bientôt du paradis sur terre, alors même que, l’une après l’autre, les façades de carton du village mondial sont en train de tomber. La guerre idéologique va durer, mais le mensonge n’en a plus pour longtemps : ces élites mondialistes ne veulent ni le bien des peuples, ni leur liberté, ni la paix mondiale. Ils veulent le pouvoir, un pouvoir mondial et hégémonique, et rien de plus. Et nous, nous ne voulons pas de leur domination. Au moins, sur ce point, les choses seront claires.

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Euthanasie : Les raisons cachées

Article paru sur LibertePolitique.com le 10 février 2012

François Martin

Sur la question de l’euthanasie, beaucoup de choses ont été dites : l’aspect moral (quel droit à attenter à la vie ?) ou médical (où se trouve la limite entre sauver la vie, aider à vivre, laisser mourir ou faire mourir ?) ont été largement débattus. Mais il y a une raison que nous n’osons regarder en face et qui fait son chemin, c’est celui des relations intrafamiliales, entre les enfants et leurs très vieux parents. Lire plus …

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Droit de « mourir dans la dignité » : un consentement impossible à obtenir

Finir ses jours en paix

CC BY-SA Dyniss Rainer

Article paru sur LibertePolitique.com le 10 février 2012

François Martin

Même lorsque nous ne sommes pas des spécialistes de la question, il est légitime de nous demander si un homme ou une femme qui souffre ou qui supporte difficilement sa fin de vie a le droit de demander la mort et d’être aidé pour mourir. En effet, il peut nous sembler a priori assez logique que des personnes qui vivent de grandes souffrances souhaitent que celles-ci soient abrégées pour, comme le demandent certains non sans ambiguïté, « mourir dans la dignité ». Lire plus …

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