Cycle de conférences : L’ISLAM EN QUESTION

Racines de l’islam politique et du jihadisme

 

Mercredi 20 juin 2018

08H30 – 10h00

Restaurant Le Procope – 13, rue de l’Ancienne Comédie 75006 Paris

 

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A propos du cycle de conférence

A n’en pas douter, l’islam d’aujourd’hui pose question : doctrine issue, selon ses adeptes, d’une parole incréée que ceux-ci doivent suivre à la lettre, il n’en recèle pas moins des injonctions apparemment contradictoires, certaines pacifiques et d’autres violentes. D’autre part, l’islam est une religion communautaire, qui tend à pérenniser la pratique et le mode de vie de ses membres, calqués sur ceux de Mahomet, alors qu’aujourd’hui, du fait notamment des grands mouvements migratoires, il est confronté d’un côté à des sociétés qui lui sont étrangères sur les plans religieux, civilisationnel et culturel, de l’autre à la modernité qui se fait souvent antireligieuse.

La question majeure est à présent celle de sa faculté d’adaptation, voire d’évolution, problématique largement nouvelle pour lui. Enfin, il ne peut pas ignorer la nature même de l’homme, pour qui la liberté de conscience est une valeur essentielle, ni l’égalité des droits des personnes, en particulier des femmes, ni les lois des pays où il est présent. Pour toutes ces raisons, et tout en préservant le respect qui est dû à l’islam comme à toute religion (puisque pour tout être humain, le respect de sa croyance est un droit fondamental, cf Constitution Française, article 1er), les différentes questions qu’il pose ont vocation à être débattues.

L’islam est-il réellement une « religion de paix » ? Sa doctrine est-elle réellement compatible avec les principes républicains et les droits de l’homme ? Quelle est l’importance de son message politique, exprimé ou bien caché ? Ses adeptes souhaitent-ils s’assimiler réellement à la société française, et le peuvent-ils ? Quels dangers éventuels la pratique de l’islam peut-elle représenter pour notre pays ? L’islam peut-il éviter le risque de communautarisation ? Le terrorisme islamique est-il une dérive accidentelle, propre aux circonstances actuelles, ou constitue-t-il un développement organique de la doctrine ? L’Islam peut-il réellement s’en abstraire ou est-il lié à lui de façon irrémédiable ? Un « Islam des Lumières » est-il possible ?

C’est au débat respectueux et libre sur toutes ces questions que ce cycle est consacré.

 

A propos d’Aurélien Marc

Aurélien Marc est donc le nom de plume d’un haut fonctionnaire d’une quarantaine d’années, chargé de questions de sécurité intérieure et de stratégie. Ses fonctions l’amènent en particulier à suivre de près la radicalisation islamique, qu’elle prenne la forme violente du jihadisme ou celle plus insidieuse de l’influence politique et culturelle. Polytechnicien de formation, auditeur de l’IHEDN, il est passionné par la philosophie et l’histoire des religions, et c’est plus particulièrement sous cet angle qu’il aborde l’islam politique, et réfléchit à des moyens de le combattre. Il est farouchement attaché à la liberté de pensée et de conscience, celle-ci ne s’opposant en rien aux religions dans ce qu’elles ont de plus noble, mais permettant au contraire que la religion soit un choix libre et lucide, ce qui donne tout son sens au fait de croire et à la foi.

Retrouvez les articles d’Aurélien Marc

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Lien social et subsidiarité

Avec Jacques Bichot, Jean-Yves Naudet, Emmanuel de Lutzel et Jean-Baptiste de Foucauld

Créer des liens, les entretenir, les activer, requiert une certaine proximité. Les grands systèmes créent entre acteurs des liens impersonnels : je ne connais pas la personne qui me facture mon électricité ! Les liens se personnalisent dans des cadres plus restreints : la famille, l’entreprise ou telle subdivision de l’entreprise, le cercle d’amis, l’association, etc.  Le principe de subsidiarité consiste à privilégier ce qui est à taille humaine lorsque le recours direct à de très grandes organisations ne s’impose pas. Il découle largement de l’importance reconnue au lien interpersonnel, et celui-ci se porterait beaucoup mieux si ce point important de la « doctrine sociale » de l’Église inspirait davantage tout un chacun, à chaque niveau de responsabilité.

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Lien social et entreprise

Avec Joseph Thouvenel, Vanessa Mendez, Michel Hervé, Pierre de Lauzun et François Martin

L’entreprise est essentielle au lien social. Elle est le cadre habituel du travail, qui est, avec la famille, le lieu le plus important où s’épanouit d’une façon pratique le lien social entre les hommes; et c’est principalement à partir des liens tissés entre les hommes dans le travail, et de la façon dont l’entreprise les organise, que dérivent à la fois la production de celle-ci (dans sa quantité, sa qualité et son utilité), son profit (dans sa quantité et sa répartition), et la santé économique (ou pas) de son écosystème (fournisseurs, clients, prestataires, etc…). Cependant le développement de l’économie moderne, la mondialisation, et aussi une certaine conception matérialiste du travail, influent aujourd’hui considérablement sur les rapports intra-entrepreneuriaux, sur le type de produits créés par l’entreprise, sur la répartition de ses profits et sur son écosystème. Trois questions se posent alors :

–          Le fonctionnement de l’entreprise d’aujourd’hui est-il « bon » ? Favorise-t-il le développement harmonieux du lien social ?

–          Si ce n’est pas le cas, quelles sont les causes de ce dysfonctionnement ?

–          Quelles sont les solutions possibles pour y remédier ?

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