Cycle de conférences : L’ISLAM EN QUESTION

L’islam : une religion parmi d’autres dans le paysage français ?

 

Mardi 5 février

19h00

Restaurant « Le Franco-Belge », 3 Rue de la Pourvoierie, 78000 Versailles

 

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A propos du cycle de conférence

Alors que le président Macron, comme ses prédécesseurs, annonce des mesures pour structurer un islam de France et envisage de réviser la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, ne serait-il pas nécessaire d’informer l’opinion sur tant de questions souvent évitées pour fonder un consensus sur les modalités d’intégration de l’islam comme collectif ? En 1936, l’islam en France concerne 200 000 personnes venues majoritairement d’Algérie alors département français. 80 ans plus tard, en 2016 les estimations oscillent entre 5 et 8 millions selon les démographes. Seconde religion monothéiste derrière  le christianisme, le dynamisme islamique est incontestable reposant sur la poursuite de l’immigration (regroupement familial, immigration économique, réfugiés en plus faible proportion) et sur une natalité qui reste supérieure à la population majoritaire. L’islam fait donc souche en France, pourtant la République n’a pas anticipé ce fait social, culturel et religieux. Elle réagit toujours par à-coups et à contretemps. Car elle n’a pas voulu trancher la question de la compatibilité de certains principes religieux, de certaines valeurs, de certains habitus, avec ceux qui prévalent en France et font consensus. Ils constituent ce que l’on appelle la culture française, qui existe et persiste dans son être malgré ce qu’a pu en dire le candidat Macron, et mérite qu’on les préserve.

Nous tenterons de cerner les contours et limites de cette reconnaissance de l’islam comme potentielle « religion française ».

 

A propos de Barbara Lefebvre

Enseignante et essayiste, Barbara Lefebvre a été chargée de mission au Haut Conseil à l’Intégration de 2008 à 2011. Elle a contribué à l’ouvrage collectif « les territoires perdus de la République » publié en 2002 sous la direction de Georges Bensoussan, avec qui elle a co-écrit une nouvelle enquête publiée en 2017 intitulée « une France soumise ; les voix du refus » (Albin Michel). E, 2018, elle a publié « Génération j’ai le droit » sous titré la faillite de notre éducation (Albin Michel)

 

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Lien social et subsidiarité

Avec Jacques Bichot, Jean-Yves Naudet, Emmanuel de Lutzel et Jean-Baptiste de Foucauld

Créer des liens, les entretenir, les activer, requiert une certaine proximité. Les grands systèmes créent entre acteurs des liens impersonnels : je ne connais pas la personne qui me facture mon électricité ! Les liens se personnalisent dans des cadres plus restreints : la famille, l’entreprise ou telle subdivision de l’entreprise, le cercle d’amis, l’association, etc.  Le principe de subsidiarité consiste à privilégier ce qui est à taille humaine lorsque le recours direct à de très grandes organisations ne s’impose pas. Il découle largement de l’importance reconnue au lien interpersonnel, et celui-ci se porterait beaucoup mieux si ce point important de la « doctrine sociale » de l’Église inspirait davantage tout un chacun, à chaque niveau de responsabilité.

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Lien social et entreprise

Avec Joseph Thouvenel, Vanessa Mendez, Michel Hervé, Pierre de Lauzun et François Martin

L’entreprise est essentielle au lien social. Elle est le cadre habituel du travail, qui est, avec la famille, le lieu le plus important où s’épanouit d’une façon pratique le lien social entre les hommes; et c’est principalement à partir des liens tissés entre les hommes dans le travail, et de la façon dont l’entreprise les organise, que dérivent à la fois la production de celle-ci (dans sa quantité, sa qualité et son utilité), son profit (dans sa quantité et sa répartition), et la santé économique (ou pas) de son écosystème (fournisseurs, clients, prestataires, etc…). Cependant le développement de l’économie moderne, la mondialisation, et aussi une certaine conception matérialiste du travail, influent aujourd’hui considérablement sur les rapports intra-entrepreneuriaux, sur le type de produits créés par l’entreprise, sur la répartition de ses profits et sur son écosystème. Trois questions se posent alors :

–          Le fonctionnement de l’entreprise d’aujourd’hui est-il « bon » ? Favorise-t-il le développement harmonieux du lien social ?

–          Si ce n’est pas le cas, quelles sont les causes de ce dysfonctionnement ?

–          Quelles sont les solutions possibles pour y remédier ?

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