Sortir de l’euro ? Ni impossible, ni raisonnable. Mais est-ce la bonne question ?

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Non, il n’est pas impossible de sortir de l’euro. Il suffit de le vouloir, de savoir comment et d’en assumer les conséquences. C’est là que le bât blesse. Posons d’emblée une évidence : un gouvernement qui en aurait reçu clairement le mandat politique pourrait décider d’abandonner la monnaie unique en dépit de tous les obstacles. La souveraineté populaire est encore assez forte pour que cela ne puisse être contesté ; dès lors que son expression serait dénuée d’équivoque, nul gouvernement ou parlement ne saurait s’y opposer sans commettre une forfaiture. Reste l’essentiel sans lequel le principe est vain : comment, et avec quelles conséquences ? Autrement dit, l’incantation ne vaut rien ; seules comptent les conditions de faisabilité et ce qui s’en suivrait.

François de Lacoste Lareymondie
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Sortir de l’euro ne serait pas une catastrophe

Si l’on pouvait sortir de l’euro du jour au lendemain, en prenant un simple décret, le retour au franc ne serait peut-être pas une mauvaise chose. Les Français, en effet, sont un peu comme les Grecs : s’ils peuvent consommer plus qu’ils ne produisent, ils ne se gênent pas pour le faire, et le déficit commercial de la France ne les en empêche pas dès lors que notre pays peut s’endetter facilement et à bon compte, ce que permet l’euro.

Jacques Bichot

Article publié le 29 mars 2017 sur Causeur. Lien : http://www.causeur.fr/sortie-euro-pour-contre-europe-43477.html

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Baisser l’impôt sur les sociétés: une nécessité nationale

Un État ne rend plus service aux sociétés localisées sur son territoire en recourant à des taux élevés d’IS. Chaque État dont les dirigeants ont compris la situation est conduit à pratiquer des taux d’IS de plus en plus faibles, pour que la production localisée sur son territoire reste compétitive par rapport à la production étrangère. La théorie des jeux la plus basique montre le caractère inéluctable de cette évolution.

Jacques Bichot

Article publié le 16 janvier 2017 sur Causeur. Lien : http://www.causeur.fr/impot-societes-mondialisation-reforme-bercy-42207.html

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La taxe sur les transactions financières : une fausse bonne idée

Article publié en juillet 2010 sur le site « libertepolitique.com ». La problématique n’a pas changé et les tentatives d’instauration d’une taxe sur les transactions financières, plus ou moins abouties à l’occasion de la crise financière, n’en ont pas fait disparaitre les défauts rédhibitoires.

François de Lacoste Lareymondie

Jamais la « taxe Tobin » n’a autant été en vogue depuis qu’un certain nombre de gouvernements, de militants politiques et d’esprits bien-pensants, venant de tous horizons, d’accord contre la finance apatride et les spéculateurs infâmes, pensent avoir enfin trouvé en celle-ci la potion du Dr Miracle. Non seulement on pourrait punir les méchants par où ils pèchent, au portefeuille, mais aussi transmuter le vil plomb en or, et le mauvais argent de la spéculation en belle et bonne aide au développement. Lire plus …

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Didier Livio : Réconcilier l’entreprise et la société (éd. Village Mondial, mai 2002)

Cette fiche de lecture publiée en juin 2002 sur le site « libertepolitique.com » porte sur un sujet dont la prégnance ne se dément pas ; bien au contraire, la crise économique qui déploie ses effets depuis 2008 en rappelle la permanence. Il fut un temps où la question développée était connue sous l’appellation de « responsabilité sociale de l’entreprise » ; expression où le terme social doit être entendu dans son acception la plus large. Elle rejoint aujourd’hui directement certaines des préoccupations exprimées par le Pape François dans son encyclique « Laudato si » où l’écologie est également entendue dans son sens le plus large. Cette convergence mérite d’être analysée.

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Le nœud moral de la crise : une pratique dévoyée du crédit

Article rédigé en mars 2009, peu après le paroxysme de la crise financière et qui renferme le cœur de ma réflexion philosophique sur le sujet. Il a été publié dans le numéro 45 de la revue trimestrielle « Liberté politique ». Si les données chiffrées qui ont servi à le documenter ont évidemment vieilli, la nature de la question posée, en revanche, n’a pas changé et s’est même plutôt aggravée, tandis que la substance de la réflexion demeure pertinente sept années plus tard. J’en ai repris le contenu à diverses reprises, et il s’est toujours trouvé opératoire comme clé de compréhension de la crise financière.

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Crise financière : simple coup de tabac ou avis de tempête ?

Cet article a été publié au début 2008 sur le site « libertepolitique.com ». Il demeure d’actualité dans sa description des mécanismes qui ont déclenché la crise financière et ensuite entraîné sa propagation. Il décrit également les premières leçons qui devaient en être tirées, notamment quant aux mesures à prendre vis-à-vis des banques et des marchés. Nombre d’entre ces mesures ont été prises au fil du temps, fût-ce de façon partielle ou tardive. À ce titre, il demeure une référence utile.1

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Crise financière : après l’épisode irlandais il est urgent d’arrêter l’engrenage

Cet article a été publié en novembre 2010 sur le site « libertepolitique.com ». Rédigé à propos de l’épisode irlandais de la crise financière, il conserve le mérite de mettre en lumière le cercle vicieux qui enchaînait les banques aux États et a abouti à transférer sur ces derniers, par un accroissement de leur endettement, la charge du sauvetage des premières. C’est pour briser cet enchaînement que, à partir de 2010 et jusqu’en 2016, les instances européennes ont pris toute une série de mesures connues sous l’appellation générique d’« Union bancaire » : renforcement des exigences prudentielles en capital, rehaussement et harmonisation de la garantie des dépôts, mise en place des mécanismes de « résolution » des banques. Sans méconnaître la portée de ces mesures, on peut néanmoins se demander si cet enchaînement a été réellement brisé ou si la cristallisation du lien n’a pas été seulement rehaussée à un niveau plus élevé de criticité.

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La crise de la dette : Acte IV

Banque centrale européenne

CC BY-SA MPD01605 (Flickr)

Cet article a été publié en février 2010 sur le site « libertepolitique.com ». Bien que très lié à l’actualité du moment, c’est-à-dire à l’ouverture du volet grec de la crise, rétrospectivement il s’est révélé pertinent quant aux données qui allaient encadrer sa solution et aux conséquences qui pourraient en résulter.

François de Lacoste Lareymondie

Le quatrième acte de la crise vient de s’ouvrir : c’est celui, annoncé, de l’endettement public. Lire plus …

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