Le mythe de l’argent qui dort

Beaucoup de journalistes, et même d’économistes, parlent des banques centrales comme si elles disposaient d’une capacité miraculeuse de créer de la monnaie. Il n’en est rien. Ayant peu de ressources en provenance des agents à capacité de financement (ménages et entreprises principalement) du fait du recul relatif de la monnaie scripturale, elles doivent emprunter à celles des banques commerciales qui ont davantage de ressources  (dépôts de la clientèle) que d’emplois (prêts et détention d’actifs, notamment obligataires). Cet argent des banques commerciales qui, soi-disant, dormirait dans les caisses des banques centrales, constitue tout simplement un relais dans le financement des dettes publiques toujours croissantes. Comme dans le conte d’Andersen, le roi est nu, mais aucun courtisan n’ose le dire, il faut qu’un petit garçon révèle l’imposture de ses couturiers. N’oublions pas la leçon de Benoit XVI : pas de Caritas sans Veritas.

Jacques Bichot

Article publié le 17 août 2016 sur Magistro. Lien : http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/a-tout-un-chacun/item/2784-le-mythe-de-l-argent-qui-dort

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